mercredi 5 septembre 2012

Une tornade, même médiatique, n'est que du vent



La presse française "de gauche" (et les guillemets s'imposent) semble désemparée d'avoir perdu sa victime préférée, le sarkozysme et les griefs qu'elle lui attribuait.

Jegoun, l'illustre blogueur Hollandophile de la première heure, ne peut que la qualifier de lamentable.

Même Médiapart, selon le camarade-blogueur Juan, tourne en rond.
"Le site suit la ligne de la quasi-totalité des autres médias. Pour un fidèle lecteur de Mediapart qui cherchait, hier comme aujourd'hui, autre chose que la nourriture médiatique habituelle... c'est troublant."

Le célèbre blogueur de gauche (tendance écolo) qui animait "Sarkofrance",  c'était posé la question lui-même de son avenir après le 6 mai, puisque l'anti-sarkozysme était son fond de commerce.

Ce qui semble se passer dans l'ambiance médiatique actuelle est le reflet de ce malaise face à la célèbre "normalité" Hollandaise. Que ne s'agite-t-il pas comme son prédécesseur ?

La recherche de la dose de sensationnel est toujours nécessaire, comme hier.
Alors le ton reste à l'opposition, quitte à broder et fantasmer… c'est un peu comme si il suffisait de transposer le cocktail finement dosé entre les compromissions, concussions et autres malversations qui remplirent les bonnes feuilles de la presse politique, de l'ancien gouvernement au nouveau.
Comme si l'information avait besoin des travers qu'elle critiquait hier pour continuer à vivre, en quelque sorte.

L'affaire de la Banque Publique d'Investissement en est le reflet.
C'est Jean-Luc Mélenchon qui ne mâche pas ses mots à propos des médias, comme à son habitude, pour dénoncer la grossière manœuvre :

" Comme il y est question du rôle de la presse dans la diffusion de la propagande des services nord-américains, j’en viens à la contagion des méthodes de rumeurs et d’insinuations calomniatrices en prenant l’exemple du « Nouvel Observateur » et de son agression contre la journaliste Audrey Pulvar et le ministre Arnaud Montebourg.
(...)
Une autre transgression m’a fait frissonner aussi. Mais de dégout. Je ne parle pas des habituels couplets nauséabonds contre moi. Je parle de l’insinuation gratuite et sans aucune preuve destinée à flétrir Audrey Pulvar et la tête à claque du MEDEF, le sieur ministre Montebourg. Sans aucune preuve il s’agissait de faire croire que la nomination de madame Pulvar était la contrepartie d’un échange d’attribution de marché public à la banque de Matthieu Pigasse !
Naturellement personne d’informé ne peut croire une histoire pareille. 
Ni Audrey Pulvar de son côté, ni la banque Lazarre du sien n’ont besoin de tels arrangements pour atteindre leurs objectifs. « Le Nouvel Observateur » a donc menti de sang-froid, pour nuire. Son fond de commerce dans ce cas a été le voyeurisme et le machisme ordinaire misant sur le sentiment de méfiance généralisée que le journal lui-même qualifierait d’ordinaire de « populisme » et nous de démagogie ! Le vrai scandale est ailleurs.
(…)Le vrai scandale est qu’un hebdomadaire calomnie impunément pour prouver au gouvernement sa capacité de nuisance et accélérer certaines promotions individuelles attendues ! Quand elles se révéleront dans les nominations à la télé publique ou à la radio publique vous saurez comment elles sont parvenues à s’imposer. Parvenu, c’est le mot."
Peu importe les dénégations des intéressés, ni que la vraie question qui doit nous interroger soit masquée par cette sordide chanson, sur l'air du "tous pourris".

C'est bien le sort de la BPI qui est en jeu. Et les divergences au sein du gouvernement  concernant sa conception sont le vrai sujet.
Tout le reste, cette tornade médiatique qui mêle vie privée, politique et affairisme, n'est que du vent, et dans la régate gouvernementale, on peut se demander à qui il profite.

6 commentaires:

Politeeks a dit…

la diffusion de la propagande des services nord-américains

Euh ? Ok, il est con là ?

Nicolas du Comptoir de la Comète a dit…

Ah ben si Méluche est d'accord moi, maintenant...

Rimbus a dit…

@politeeks : ça a rapport avec ce qu'il disait avant… son billet de blog est à rallonge, j'avoue que j'ai pas tout lu…

@jegoun ça s'arrose ! ;-)

Nicolas du Comptoir de la Comète a dit…

Je ne sais pas s'il est possible de lire un billet de Méluche en entier.

Juan Sarkofrance a dit…

tu as raison: la critique est tjs plus facile et les médias, paresseux, s'en sont saisie avec délétectation alors que la réalité ne méritait pas encore tant de hargne.

Paul Alix a dit…

Tornade ou pas,Sarkozy ou pas, Hollande ou pas, l'essentiel est de savoir si la presse dit vrai ou pas !