lundi 22 avril 2013

Errare humanum est, perseverare diabolicum


Change de cap, président, change de cap !

Les parlementaires reprennent la main : « Nous voulons nous affranchir des 3% de déficit budgétaire. Mais après, cela ne peut pas être une plongée dans le vide. Donc nous avons voulu donner du contenu et faire des propositions. Sans changement de cap, on va dans l’impasse avec une spirale rigueur-récession qui va s’enclencher », prévient la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann.

La contestation est positive quand elle propose des alternatives.

C'est ce qu'a fait le courant "Maintenant la gauche !" en présentant un argumentaire détaillé d’une trentaine de pages. Soit un plan de relance de 44 milliards d’euros jouant à la fois sur la consommation et sur des investissements publics (lignes à grande vitesse, haut débit, voitures électriques, etc.). Le tout soutenu par un emprunt national.

Change de cap, président, les 3 % de déficit sont un leurre, Guy Abeille, l'un des concepteurs de ce chiffre mystique l'avait révélé. Le taux d'endettement à 90 % du PIB est tout aussi subjectif, les experts le reconnaissent volontiers.

L'erreur est humaine, mais il ne faut pas s'enfermer dans des dogmes, rien ne serait pire.

L'austérité ne mène à rien. "Le sérieux budgétaire, s'il tue la croissance, n'est plus sérieux. Il est absurde et dangereux", a expliqué  Arnaud Montebourg, avant de poursuivre : "la politique d'austérité imposée par l'Europe est elle soutenue par nos concitoyens ? La réponse est non. Elle est rejetée par tous les peuples. Donc s'il y a une crise de régime, c'est au niveau de l'Union européenne, où il n'y a nul débat démocratique sur les causes et les conséquences de cette politique d'austérité qui nous entraîne collectivement dans une spirale récessive."

D'autre part, le commissaire général à l'investissement Louis Gallois a estimé, dimanche 21 avril, que l'Europe était en train de prendre "conscience que l'addition des politiques d'austérité conduit dans le mur".

Il est temps de pousser la barre à gauche, de relancer la consommation, donc la production.

Change de cap, président.

1 commentaire:

Stef Sam a dit…

Il est temps de changer de cap en effet....