mardi 16 avril 2013

Lettre à Basile de Koch



Monsieur de Koch,

c’est avec stupéfaction que je découvre cette lettre à votre frère, Karl Zéro, dans laquelle vous défendez votre compagne, Frigide Barjot. 
Je vois que vous n’y mentionnez pas “Le mariage pour personne”, et je dois en déduire que vous avez abandonné cette cause guidée par la justice et l’égalité. 

Pourtant, dans votre lettre à François Hollande du 10 janvier, vous aviez fait preuve d'une lucidité rare chez nos concitoyens pour décrire votre vision du mariage :
"Le mariage est le contraire du sentiment amoureux, enivrant et volatil : un astreignant et interminable CDI !
Oui à l’égalité, à condition qu’elle soit un progrès pour tous ! Les gays ont toujours été en avance d’une tendance ou d’un décalage. Au nom de quoi figer leurs amours dans un cadre bourgeois hérité du XIXème siècle le plus hypocrite ?
L’avancée sociétale, la vraie, c’est l’inverse : débarrasser aussi les hétéros de cette institution, dont ils ne se savent même plus pourquoi ils l’ont épousée !"
Que penser ce cette citation tirée de votre nouvelle lettre de ce jour ?
"Ce jour-là, j’ai appris que tu étais un chaud partisan du « mariage pour tous » – sauf pour moi."
N’auriez-vous embrassé cette noble cause que par votre goût du pastiche et de la dérision ?
Si cela était, sachez que vous ne sortiriez pas grandi de cette triste farce, et que vous ne mériteriez que le mépris de ceux qui vous auriez trahis.

Le Mariage pour personne est une alternative moderne, laïque et novatrice à cette fracture violente qui déchire notre société. 
Victor Hugo a usé d'une belle métaphore pour décrire cette stupidité qu'est le mariage :
« Le plus sot endroit où l’on puisse fourrer son museau, c’est une muselière. Les chiens du moins ne le font que de force ; l’homme est assez bête pour le faire de plein gré, le jour où il se marie. »

Je vous demande, M. de Koch, de vous expliquer clairement sur votre position concernant le Mariage pour personne, en acceptant de mettre en sommeil vos habituelles postures burlesques et vos fanfaronnades. 

Maire, notaire, belle-mère : halte à la galère !

2 commentaires:

Monsieur Patate a dit…

L'intention est limpide : en appeler à une prétendue "subversivité" des homos qui leur interdirait de revendiquer l'égalité des droits.

C'est l'argument inverse de Frigide Barjot mais qui aboutit à la même conclusion.

Rimbus a dit…

Pas du tout, c'est supprimer les avantages fiscaux aux personnes en couple sous l'étiquette de mariage, puisqu'elles payent déjà moins de charges (loyer énergie alimentation) que les célibataires. C'est donc une mesure d'égalité et de justice. L'orientation sexuelle n'a aucune importance, il n'y a pas que le sexe dans la vie.