dimanche 31 mars 2013

Marseille ma ville, page 98

Marseille, ma ville.
Par Xavier Monnier, édition Les Arènes (mars 2013). 19,80 €.

samedi 23 mars 2013

La sorcière de Marseille



Pour avoir suivi de près le procès de Sylvie Andrieux, en écoutant attentivement la plaidoirie de la défense, et lu globalement le traitement médiatique de l'affaire ainsi que les commentaires divers exprimés sur Internet, il m'apparaît plusieurs choses à l'esprit.
Ces trois semaines aux multiples rebondissements méritent qu'on y revienne.

Tout d'abord, il est à mes yeux très clair que des éléments du réquisitoire de la partie civile (la région Paca, représentée par Me Gauer) ont "fuités" dans la presse dès le début 2013 (j'avais développé ce thème ici même), dans la Provence me semble-t-il, une manière de préparer l'opinion et de donner un premier référent aux journalistes. Dans La Provence paraît un article sur cette affaire avec en encadré sous la mention "La Phrase" : "Des déclarations permettent de caractériser comment Sylvie Andrieux avait détourné, au profit de sa carrière politique, des fonds publics destinés à aider des associations de quartiers déshérité" - Le Juge d'Instruction.

Puis la lecture d'un article de Xavier Monnier dans Bakchich m'a fait me poser des questions sur la réalité de cette affaire (je cite) :
"La députée socialiste est la seule élue renvoyée devant le tribunal pour détournement de fonds publics. S'annonce moins le procès d'un système que celui d'un fusible".
Xavier Monnier vient de publier un livre sur Marseille qui démontre sa parfaite connaissance de la ville et de son climat politique. Il a d'ailleurs été cité tout à la fois par la défense et l'accusation pendant ce procès… on ne doutera pas de la pertinence de son jugement avec de telles références.


Ainsi, si je reprends l'origine de l'affaire (aux alentours de 740 000 € détourné par des associations fictives, dans le cadre de la délégation "politique de la ville" entre 2004 et 2007) et que je la remets dans son contexte, je constate :
que sur ces 4 ans la région Paca a versé plus d'un milliard d'€ de subventions, toutes délégations confondues. Que cette malversation ne représenterait donc que moins de 0,1 % de ce total. Soit Paca est la région la vertueuse des régions, soit on ne nous dit pas tout (et c'est une autre enquête, que je laisse à X. Monnier).

Ensuite, en étudiant l'accusation, je remarque qu'on accuse la députée d'avoir exercé des pressions, usé de subterfuges (présenter des dossiers en masse et à la dernière minute pour ne pas laisser le temps aux services administratifs de les vérifier) ceci pour favoriser des associations fictives dans un but électoraliste (l'enrichissement personnel est exclu).

Maître Di Marino a démontré que cette accusation est fausse, en se référent à l'historique des dossiers incriminés (qui étaient sous scellés) : ils ont tous été présentés entre 30 et 267 jours ouvrés avant leur vote.

Quant aux pressions, un fonctionnaire de la région en poste jusqu'en 2007 a déclaré à la police (je cite la pièce 009194) :
Question : Les personnes qui vous ont succédé dans le service, (…), ont déclaré avoir relevé des anomalies, les avoir signalées et avoir eu des pressions de la part de l'élue Mme Andrieux, voire de leur hiérarchie pour faire payer les subventions. Comment se fait-il que vous n'avez pas eu de pressions comme vous l'avez indiqué hier ?
- Réponse : je confirme que je n'ai pas eu de pression. Tout se passait normalement.
Effectivement, des anomalies ont été signalées en septembre 2007, et à partir de ce moment là, Sylvie Andrieux n'a plus signé, ni voté de demande de subvention… à la différence du président de région, pour les 2 dossiers incriminés présentés après cette alerte.

Enfin, il est important de bien comprendre le circuit administratif permettant d'attribuer une subvention (Marsactu a réalisé une infographie assez claire) pour se rendre compte que Sylvie Andrieux n'avait aucun moyen de débloquer un paiement.
Son rôle n'était que celui de responsable d'une délégation, à laquelle on adressait des demandes traitées par ses collaborateurs. Ceux-ci avaient pour tâche de les transmettre a des services administratifs qui en contrôlent les pièces constitutives avant de les valider pour qu'ils soient votés par l'assemblée des conseillers élus.

C'est donc en levant les scellés au premier jour du procès que la défense a pu découvrir la vacuité de l'accusation.

Et l'accusation de clientèlisme ?

En imaginant que Andrieux DOIT acheter des voix pour se faire élire,  quelle carambouille a-t-elle trouvé pour acheter ses voix en 2012, alors qu'elle n'était plus à la région et donc ne pouvait subventionner aucune association ?
Je passe sur le fait que cette accusation revient à dire que ses électeurs sont tous corrompus et prêts à se faire acheter, ce qui me semble une triste vision de la démocratie…

D'autre part, les bureaux de vote des quartiers sensés être "contrôlés" par les président de ces associations fictives, bénéficiaires de la fraude, sont marginaux, avec beaucoup d'abstention, et leur vote en faveur d'Andrieux ne connait pas de variations notables de scrutin en scrutin. Si tentative de clientélisme il y a, elle est ratée et bien mal ciblée, avec un coût et des risques inconsidérés pour gagner quelques dizaines de voix. Etonnant mobile pour celle qu'on qualifie de vieille routarde de la politique.

Ce procès pourrait en réalité n'avoir qu'un but : détourner l'attention pour ne pas compromettre le président de la région, ni le système défaillant établi depuis si longtemps qui arrange tous les élus, de toute obédience. C'est ce qu'il ressort des auditions.

Le président de la région, puisqu'on en parle, a d'ailleurs fait une apparition au procès, sous un statut indéfini, ni témoin, ni prévenu, et on peut rester circonspect devant cette démonstration médiatique, orchestrée comme pour confirmer une autorité que personne n’a pourtant jamais contestée.
Quelle était sa motivation ?  Il n’a pas éclairé les débats, tout au plus s’est-il disculpé de la moindre mise en cause, ce qu’il avait déjà obtenu au cours de l’instruction, pour lui-même, son DGS et son directeur de cabinet.
N’était-il pas assez convaincu de son non-lieu pour qu’il ressente le besoin d’en réaffirmer les conclusions en public ?

Qu'en conclure ?

Il est effectivement tout à fait louable de dénoncer les malversations, c'est même un devoir civique, mais se tromper de coupable n'est pas une attitude vertueuse, bien pire : elle renforce un système corrompu où la désignation d'une sorcière à brûler, comme dans un sacrifice expiatoire, permet d'en conforter la pérennité.

Un site existe, créé sous l'impulsion du mari de Sylvie Andrieux, pour apporter un éclairage sur cette affaire, bien différent du "story telling" en vogue actuellement :
Sylvie Andrieux : la vérité

Et ce "story telling" à la mode colle parfaitement avec l'actualité. La vox populi mélange en effet allègrement Cahuzac, Guérini, Andrieux et depuis hier Sarkozy, dans un même sac à ordures.
"Tous pourris", "tous les mêmes" entonnent ensemble les extrêmes, de gauche comme de droite.
Dans les forums, des petits Saint-Just, défenseurs de ce nouveau principe de "présomption de culpabilité", appellent à brûler cette sorcière. Ils exigent qu'elle rende l'argent qu'elle a mis avec avidité dans sa poche avec ses doigts crochus.

Hallucinant raccourci pour décrire une femme qui se dit victime de son entourage, qui l'aurait contournée et trompée pour de basses motivations vénales.

Jugement le 22 mai.

vendredi 22 mars 2013

Le Pays d'Arles est-il à la gauche ou à la droite ?



Illustration : le dernier plan proposé par le préfet de Région en 2011…

La réforme territoriale prend des tournures inattendues…

Si la Métropole de Marseille provoque des tensions extrêmes à l'est des Bouches-du-Rhône, il en est de même à l'ouest, où l'idée d'une EPCI regroupant tout le pays d'Arles ressurgit… dans les rangs de l'opposition de droite arlésienne.

Serge Berthomieu, rejoint par Louis Sayn Urpar, réclame donc au maire communiste de mettre en place ce qu'avait refusé le préfet de Région, M. Parant, à l'époque sarkozyste.
Ceux-ci demandent une délibération pour confirmer leur volonté de voir le Préfet unifier l'ensemble du Pays d'Arles en communauté d'agglomération.

Pourtant j'avais assisté le 4 mai 2011 à une réunion des maires du pays d'Arles sur ce thème, et Michel Vauzelle qui plaidait pour l'union des communes de Châteaurenard aux Saintes-Marie-de-la mère, exactement ce que réclame aujourd'hui a droite arlésienne, s'était vu contredire par le député-maire UMP de Châteaurenard Bernard Reynes, jaloux de garder sa propre EPCI tournée vers la très droitière Avignon.


Je ne peux m'empêcher de penser à l'origine de cette réforme territoriale. Elle est directement issue du rapport Attali de 2008, qui prévoyait un redécoupage de la France axé sur les grandes métropoles, avec la disparition des départements, des conseils généraux etc.
Je me souviens de la présentation qu'avait faite Attali de son rapport : il avait insisté pour dire que c'était une globalité, où il fallait tout prendre en bloc ou ne rien tenter.


Quand je vois les absurdités de cette réforme territoriale aujourd'hui, où les maires de l'ouest du département sont solidaires de ceux de l'est qui refusent la Métropole Marseillaise (on se demande pourquoi), ce bricolage commencé sous le gouvernement Fillon, interrompu quand le Sénat a basculé à gauche puis repris par Jean-Marc Ayrault, sans que personne n'y comprenne réellement les utilités ou les enjeux, je ne peux m'empêcher de sourire en pensant à Jacques Attali et son avertissement : "prendre tout en bloc ou ne rien tenter".

jeudi 21 mars 2013

Propagande


Ma dernière couverture pour L'entreprise officinale (n°6), terminée il y a 2 heures à peine.

Pour ce numéro j'ai détourné les affiches de propagande de l'époque Mao. J'avais déjà traité ce sujet il y a longtemps, ici même. (Le socialisme chinois en images)

Voici les 2 affiches que j'ai scandaleusement pompées :










J'ai déniché ces merveilles sur un site incontournable : Maopost.com

mercredi 6 mars 2013

Un grand homme est mort


Gamal Al-Banna est mort et je suis bouleversé.

Certes, ce n'est pas un mort "célèbre" pour les Français, comme Chavez ou Savary (que Dieu, s'il existe, veille à leur âme).

Pour beaucoup de musulmans c'est même une bonne nouvelle. Il militait pour une réforme de l'Islam, et critiquait même l'essence du Sunnisme : la sanctification des hadiths.
Pourtant, Gamal Al-Banna était le petit frère de Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans. Mais sa vision de la religion, intellectuelle et mystique, était tout le contraire de l'obscurantisme.

Quand les Frères cherchent à imposer le voile pour les femmes, il disait :
« le Coran ne dit pas que la femme doit porter le voile, seulement qu'elle doit cacher sa poitrine ».

Concernant les hadiths, il est sans ambiguïté :
« Des milliers de hadiths ont été fabriqués au fil des siècles pour servir des intérêts religieux ou politiques. Cela n'a aucun sens de s'y référer pour répondre aux questions d'aujourd'hui ». Il faut « se débarrasser des milliers de commentaires et de hadiths dont beaucoup ont été fabriqués et contredisent le Coran. Ces paroles, même si elles faisaient sens à leur époque, ont mille ans et on ne peut pas les appliquer aujourd'hui. »

Gamal Al-Banna était néanmoins un grand érudit de l'islam, fils d'une lignée respectée. Il avait compilé des milliers de hadiths, en poursuivant le travail de son père. C'est sans doute cette érudition et le sérieux de ses travaux qui lui ont évité d'être assassiné par les plus fanatiques des barbus égyptiens, pour ses pensées réformistes, hérétiques aux yeux des fondamentalistes.

Mais il est mort tout de même, personne n'est éternel.

Gamal Al-Banna avait une autre facette, celle d'un spécialiste du monde ouvrier et du syndicalisme. Il réalisait cette synthèse entre la religion éclairée et une forme de socialisme qui aurait dû être l'avenir du monde arabe. Ancien responsable du Syndicat général des ouvriers de l'industrie textile, il avait enseigné pendant plus de trois décennies à l'université ouvrière du Caire.
Seulement, voilà, ce réformiste musulman, qui osait affirmer que "l'islam est arriéré de quatre siècles", dérangeait les Frères musulmans, aujourd'hui au pouvoir en Égypte.

Peut-être que la folie de Nasser et sa défaite face à Israël a définitivement enterré le concept d'un socialisme laïque arabe. En effet, après 67, les mouvements religieux ont justifié la défaite de la guerre des 6 jours par l'absence de religion dans le gouvernement de l'Egypte, et leur vision obscurantiste a pris le dessus. L'occident en pleine guerre froide n'a pas manqué de soutenir ces mouvements religieux que Nasser, l'allié de Moscou, avait muselés.

Gamal Al-Banna, avec sa vision rénovée de l'islam, n'a plus été écouté. Pensez-donc, il ne portait même pas la barbe. Et l'islam s'est enfermé dans la lecture littérale des hadiths du moyen-âge. Avec sa mort, l'espoir de voir évoluer l'islam s'éloigne un peu plus. J'ai souvent rêvé que Gamal Al-Banna aurait pu être le Martin Luther de l'islam…

Ah, mais moi et mes fantasmes, il faudra bien qu'un jour je garde les pieds sur terre. La réforme de l'islam n'est pas pour demain, c'est bien les courants intégristes qui gagnent en influence.

Voilà ce que je voulais dire, alors que mes espoirs d'un futur meilleur et d'une réconciliation entre ces civilisations qui s'affrontent sont morts aujourd'hui.

Pour Aller plus loin :
Médiapart, un de mes articles sur Gamal Al-Banna
Un article sur Rue 89
Gamal Al-Banna cité sur Le Monde des Religions
Le Point fait sa nécrologie, un très bel article.

lundi 4 mars 2013

Le nouveau livre d'Arnaud Montebourg


On attendait depuis longtemps le nouveau livre d'Arnaud Montebourg, après "Des idées et des rêves", "Votez pour la démondialisation" et "Anti-manuel de politique", le fougueux ministre du Redressement productif a écrit… un livre de recettes de cuisine !

"Que des recettes de France" nous a confié Arnaud Montebourg, "dont des vieilles recettes oubliées de nos campagnes, la célèbre couleuvre farcie de Louhans, le sauté de couleuvre à la châlonnaise, le bourguignon de couleuvre sauce Bibracte…"

C'est en effet cet inoffensif reptile qui fait les délices de Montebourg. Nous avons aimé les accras de couleuvre, une recette antillaise, sans doute un souvenir de ses amours passés.

En vente le 1er avril dans toutes les bonnes librairie (29,90 € aux Editions Bataves).

vendredi 1 mars 2013

Sylvie Andrieux : une victime médiatique



Connaissez-vous Sylvie Andrieux ?

On commence à parler dans les médias de cette députée PS des Bouches-du-Rhône qui est accusée de détournement de fonds publics.
En lisant la presse, on peut se faire une idée de qui est Andrieux… Mais cette vision ne correspond vraiment pas à l'image qu'en ont ceux qui connaissent la députée.
Je suis de ceux-là. Ayant des amis en commun avec cette élue, m'étant impliqué dans la campagne des primaires socialistes, puis dans la campagne présidentielle, j'ai rencontré souvent Sylvie Andrieux. Et la lecture des articles la concernant me laisse pantois.

Jugez plutôt : dans La Provence, le 7 janvier, un article consacré aux procès de l'année résume les faits qu'on lui reproche. Des subventions ont été versées à des associations fictives dans le cadre de la "politique de la ville", dont Andrieux avait la délégation, en tant qu'élue régionale et vice-présidente de la Région.  Pour illustrer cette affaire, le journal cite une des personnes impliquées (anonyme) : "Dans le quartier, il se dit que le parrain, c'est Mme Andrieux et que rien ne se fait sans elle".
Hier, dans le Parisien, cette citation est reprise de la même manière dans un article lui aussi consacré à cette affaire, mais cette fois en intertitre : "Dans les quartiers, il se dit que le parrain, c’est Mme Andrieux" et cette citation est cette fois placée dans la bouche "d'un dirigeant d'association", sans préciser que cette personne est impliquée dans l'affaire.
Un peu plus loin, le journaliste rajoute : Certains dénoncent aussi le comportement autoritaire et brutal de l’élue. L’une assure qu’« avec Mme Andrieux, on était dans un monde de menaces ».

Tout lecteur découvrant cette affaire selon ces lectures se fera évidemment une image particulièrement noire de la députée. Un "parrain" qui menace avec brutalité… ajoutons la réputation sulfureuse de Marseille, avec ses trafics et ses assassinats, et voilà Sylvie Andrieux habillée pour l'hiver… et le printemps.

Cette image est  fausse. Je vais démontrer pourquoi, et comment les approximations journalistiques, volontairement ou par négligence (je n'en sais rien), peuvent détruire l'image d'une personne et fouler aux pieds la présomption d'innocence par des insinuations sans objectivité.

Le dirigeant d'association dont les paroles font les délices des journalistes s'appelle Abderrazak Zeroual. Il est impliqué dans ces détournements de fonds, a été largement bénéficiaire des escroqueries. Il est défavorablement connu des services de police et possède un lourd passé judiciaire. D'autre part, c'est un adversaire politique de Sylvie Andrieux, proche de l'Ump, et qui, à ce titre, a été assesseur et président de bureaux de vote pour l'Ump. On interprétera donc l'exagération de ses propos ("parrain des quartiers nord") à la lumière de son engagement partisan.

On comprend aussi pourquoi les journalistes ne citent pas l'identité du personnage : celle-ci annule l'aspect "sensationnel" du "scoop". On peut aussi s'interroger sur leur éthique. Négligence ? Volonté délibérée ? Travail de commande à but politique ? Je n'en sais rien, encore une fois, mais je m'interroge…

Venons-en à ceux qui dénoncent le comportement autoritaire et brutal de l'élue : en réalité, cette affirmation est celle d'une chef de service de la Région, qui a eu UNE conversation téléphonique houleuse avec Andrieux au sujet d'un dossier de subvention. Il s'avère que l'association qui a provoqué cette dispute n'était pas une de celles soupçonnées de fraude et que l'objet du litige portait sur un dossier de demande de subvention qui n'était pas complet. Rien de bien terrible, en réalité. Là encore, cette affirmation de comportement autoritaire et brutal ne repose que sur un coup de téléphone, sorti de son contexte.

Je ne veux pas me substituer à la justice, qui est seule habilitée à décider de la culpabilité ou de l'innocence de Sylvie Andrieux. Mon propos est juste de rétablir les faits tels qu'ils se sont produits, et d'apporter un éclairage objectif sur des allégations colportées dans la presse qui me semblent fallacieuses.
Peut-être que l'image que j'ai de la députée n'est pas juste, c'est possible, mais à mes yeux Sylvie Andrieux est une personne intègre et chaleureuse.
Quoi qu'il en soit, cette image que j'en ai ne correspond pas à celle qu'en donnent les médias, et je veux l'exprimer en toute sincérité.

Sylvie Andrieux a été réélue au mois de juin pour la troisième fois, ce qui justifie à mes yeux que ceux qui la connaissent lui accordent leur confiance et la lui renouvellent. Ainsi que le dit Patrick Mennucci, son collègue de l'Assemblée Nationale : « Elle a un secteur en or, elle gagne toujours haut la main, pourquoi prendrait-elle de tels risques ?. » En effet, la justice ne lui reproche ni enrichissement personnel, ni à destination de son parti.

Pour finir, je lui laisse la parole, telle qu'elle l'a exprimée dans une interview au Parisien : "Je souhaite, au terme de ces débats, être relaxée et que mon honneur soit enfin lavé de toutes les infamies qui ont été déversées sur mon compte depuis tant d’années. Je tiens à préciser que l’enquête du juge d’instruction a mis en évidence que je n’avais jamais commis une escroquerie ou tentative d’escroquerie. Le magistrat a décidé, malgré tout, de me renvoyer devant le tribunal pour détournement de fonds publics. Cette accusation n’est absolument pas étayée par des faits et elle est rigoureusement sans rapport avec l’escroquerie dont a été victime la région. Je dirai toute la vérité et j’apporterai les preuves."

Le traitement médiatique de cette affaire a déjà détruit l'image et l'honneur de cette élue de la Nation. Je souhaite que les journalistes qui traiteront cette affaire dans les prochains jours le fassent avec toute l'éthique et la déontologie que les citoyens attendent de leur profession.

La justice rendra son verdict à la fin du mois.