samedi 28 septembre 2013

Communiqué de la voix des Rroms

 


Valls: démission et formation civique

M. Manuel Carlos Valls a grandement besoin d’une formation civique comme celle à laquelle
est soumise la délivrance d’un titre de séjour pour les personnes étrangères. En effet, bien que Français depuis 1982, M. Valls ne semble pas encore avoir assimilé correctement les
principes et les valeurs fondamentales de la République dont il est ministre de l’Intérieur. Il en a largement fait la preuve en soutenant encore aujourd’hui que les Rroms «ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation» avec les
populations locales.

La voix des Rroms tient à rappeler qu’environ 97% des Rroms vivant en France sont citoyens français et que, par conséquent, en tant que Rroms, ils n’ont pas « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie.», comme le prétend M. Valls avec un populisme dégoûtant pour tout citoyen. Concernant les Rroms roumains ou bulgares, ces derniers n’ont pas à être désignés distinctement et traités différemment de leurs concitoyens non-rroms.
La situation de quelques 15.000 Rroms de citoyenneté roumaine ou bulgare qui survivent
dans des bidonvilles n’est pas un « problème rom », comme se plaisent à la dire les autorités.

Elle est la conséquence logique d’une politique xénophobe et populiste initiée par l’ancien
ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy et poursuivie jusqu’aujourd’hui. Cette exclusion,
partie intégrante de la crise du logement, qui touche presque 4 millions de personnes en
France, est sciemment entretenue à des fins de manipulations électoralistes.
Une personne qui met en danger la paix sociale comme le fait M. Valls avec ce discours
huntingtonien n’a pas sa place au gouvernement.

C’est pourquoi La voix des Rroms demande sa démission de M. Valls et son inscription à une formation civique avec un programme sur au moins les premières phrases de la constitution française : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. ». Obligatoire pour tous les étrangers sollicitant un titre de séjour, et dans une stricte exigence d’égalité, une telle formation devrait aussi être accessible à un ministre en voie de reconversion.

SOURCE
sur le même sujet : Dosta !

vendredi 27 septembre 2013

Rouhani sur Twitter bouleverse la diplomatie mondiale



Il y a une heure, Hassan Rouhani a raconté sur Twitter sa conversation au téléphone avec Barack Obama.
Une discussion historique, puisque les présidents Américains et Iraniens n'avaient pas eu d'échange direct depuis 30 ans !
Pour conclure cette conversation téléphonique de 15 minutes, Obama a souhaité "que Dieu vous garde" en persan.

L'usage de Twitter pour rendre compte de cet échange est de la part de M. Rouhani un événement aussi important que la teneur de la discussion.

Marshall McLuhan disait que le message c'est le médium, et son village global est aujourd'hui Twitter.

En proclamant publiquement que le dossier nucléaire trouverait vite une solution si il y avait une volonté politique pour cela, il annonce la fin des hostilités avec le leader de l'Atlantique nord. Il inaugure aussi une nouvelle forme de communication directe, comme l'autre théocratie d'occident : le Vatican. Twitter bouleverse ainsi tous les usages diplomatiques.

Cette diplomatie du tweet, qui n'avait jamais atteint ce niveau, est une affaire pour Twitter qui prépare son entrée en bourse. Rouhani aura-t-il droit à des actions gratuites ?

dimanche 22 septembre 2013

Pour les musulmans… qui se taisent

Encore des attentats, encore des morts.
A Naïrobi (59 morts), à Peshawar (61 morts). Si au Kenya la responsabilité des intégristes musulmans est avérée et revendiquée, au Pakistan elle est probable, leur cible étant la communauté chrétienne.

Ces horreurs, faites par des religieux extrémistes, sont une véritable caricature du message du prophète Muhammad.
Mais alors que la communauté musulmane dans son ensemble s'était mobilisée contre des Danois qui avaient dessinés son prophète, le 30 septembre 2005, mobilisation mondiale et bien organisée, on pourrait attendre la même mobilisation contre ceux qui dévoient la religion musulmane en semant des dizaines de morts sur leur passage en son nom.
La communauté musulmane sait très bien se rassembler dans de grands mouvements internationaux pour défendre sa religion.

Sans doute quelques communiqués de circonstance émanant d'autorités religieuses reconnues vont condamner les violences des Shebabs somaliens.

Mais ces horreurs devraient mobiliser l'ensemble des croyants soumis au Coran, qui gagneraient en respectabilité s'ils manifestaient massivement pour dénoncer ces crimes.
C'est aux musulmans, premiers concernés, de lutter contre les intégristes qui dévoient le message de "paix et d'amour" du saint Coran, ainsi qu'ils le revendiquent eux-mêmes.

En France, un grand défilé, avec Askolovitch et Tévanian en tête, voilà qui serait un message clair pour montrer que l'islam est une religion de paix, et que les musulmans n'ont rien à voir avec ces extrémistes violents qui tuent au nom d'Allah. Que les intellectuels français qui s'engagent pour la cause de l'islam et des musulmans usent de leur notoriété pour initier des manifestations de protestation…  Qu'ils organisent, qu'ils fédèrent un grand mouvement d'opinion chez les musulmans pour qu'ils puissent affirmer leur réprobation devant ces crimes. Ils mettraient leurs idées en action, échapperaient à leur plume qui les emprisonne dans l'abstrait de l'écrit.

Levez-vous, musulmans, et dénoncez ces assassins qui salissent votre religion ! Organisez de massives manifestations, brûlez des marionnettes à l'effigie des terroristes, comme vous savez le faire avec les images de ceux qui contestent votre religion.

Si vous ne le faites pas, votre silence vaudra complicité… qui ne dit mot consent.

PS : On n'ose imaginer une grande manifestation "œcuménique", rassemblant tous les croyants de toutes religions, où les juifs les chrétiens et les musulmans s'uniraient pour la gloire de leur dieu unique et mettraient en action les principes de paix et d'amour qu'ils revendiquent. Quel message ce serait… Mais n'allons pas si loin, les haines qu'ils entretiennent entre eux rendent ce rêve impossible.

mardi 17 septembre 2013

Chimiothérapie syrienne



Je dois reconnaître que je ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour résoudre la crise syrienne et mettre un terme à la guerre civile.

Je suis bien conscient qu'il y a énormément d'inconnus dans ce conflit, que les intérêts stratégiques des différents protagonistes sont complexes à cerner, mais surtout je comprends que cette guerre est aussi médiatique, et que chaque information doit être prise avec circonspection, avec méfiance, même.

Néanmoins, quand j'ai vu les esprits s'exalter sur l'utilisation des armes chimiques, j'ai tout de suite ressenti qu'il y avait là un effet de posture, celle bien connue de la vertu et du bien s'opposant au vice et au mal.

Je n'ai jamais adhéré à cette vision manichéenne des choses, il y a longtemps que je ne crois plus au bien et au mal comme deux entités opposées.

Dans un premier temps, le procédé est efficace. D'un point de vue médiatique, l'arme chimique est parfaite pour séduire des opinions dont l'encéphale a depuis longtemps été formaté pour n'ingurgiter que des pensées simplistes illustrées d'images choc : les tragiques convulsions des martyrs gazés, largement diffusées, nous renvoient à notre triste passé européen et constituent le repoussoir ultime qui doit souder les unions nationales.

Ces 2 % de syriens victimes du gaz mortel seront la justification de l'ingérence. Le crime contre l'humanité est constitué.

Les 98 % restant ne valent rien… morts sous la torture, sous les balles, sous les bombes, tout cela na vaut pas, dans cette logique de vertueuse imbécillité, qu'on se mobilise pour stopper le massacre.

Bachar el-Assad, en acceptant le plan proposé par les USA et la Russie (renoncer officiellement à ses armes chimiques et les détruire), éloigne avec beaucoup de finesse tout risque de frappe internationale. Et il aurait bien tort de ne pas suivre scrupuleusement ces directives : non seulement il anéanti le réquisitoire de ceux qui l'accusent, mais il se refait même une nouvelle image internationale, celle d'un homme ouvert au dialogue et respectueux des règles internationales.

Quant à la diplomatie internationale, et aux défenseurs des valeurs universelles (dernière des utopies post-coloniales), ils démontrent la sottise de leur action ; le message qu'ils font passer c'est qu'on peut tuer des milliers de personnes, mais qu'il faut le faire avec les canons, des grenades, des fusils, des baillonettes ou des coups de poings…

Le régime dictatorial de la Syrie était bien malade, mais avec une utilisation bien dosée de produit chimique, le docteur El-Assad a démontré qu'une guérison était encore possible.

Lire sur Slate : La victoire d'Assad